Chaque année, le 8 mai et le 11 novembre, nous rendons hommage à nos « Morts pour la France ». Au delà de leurs noms  gravés sur le monument, la commune souhaite faire connaître, autant que possible, ce qui leur a valu la reconnaissance de la patrie. Ce premier article est consacré aux morts de 1914-1918, et un second à ceux de la période 1939-1946.

Rappelons d’abord que la mention « Mort pour la France » a été créée par la loi du 2 juillet 1915, pour  honorer la mémoire des victimes de guerre, militaires ou civiles, tuées, ou décédées des suites  de blessures dues à des faits de guerre, ou du fait de maladies contractées en service commandé en temps de guerre.

Après la fin de la Grande Guerre, Soisy-sur-Ecole a voulu honorer ses morts.

Dés Février 1920, le conseil municipal décide que « Le souvenir de nos Morts doit être perpétué par un monument digne de leur sacrifice ». Puis, en Novembre 1920, il facilite, lorsque c’est possible, le rapatriement vers la commune des corps de ses Morts pour la France.

L’usage était d’inscrire leur nom sur le monument aux morts de leur commune de naissance, ou sur celui de la commune de leur dernier domicile connu ; mais il est arrivé que le nom de la même personne se retrouve sur les monuments aux morts des deux communes. On verra que c’est le cas pour plusieurs Soiséens. A l’inverse, il est parfois difficile d’établir un lien entre la commune et le défunt.
 
Renvois *, sources et remerciements: dans ce qui suit, certains mots marqués d’un * font l’objet d’un renvoi à la fin de l’article, où leur signification est précisée. On y trouvera aussi quelques informations sur les effectifs engagés par la France dans la première guerre mondiale, et les pertes subies. Les lecteurs qui ne seraient pas familiers avec le vocabulaire et le contexte militaires de cette époque y trouveront également quelques indications, qui leur permettront de mieux situer l’environnement des soldats dont nous évoquons le destin.
L’indication des principales sources d’information disponibles figure aussi en fin d’article, ainsi que nos remerciements.

La liste du monument aux morts de Soisy-sur-Ecole comporte 26 noms pour 1914-1918. La plupart figurent aussi sur des plaques de marbre fixées sur le mur à l’intérieur de l’église, près de l’entrée.

Voici les renseignements recueillis pour chacun d’entre eux, par ordre chronologique des décès :
 
Emile Lion était né à Montargis et avait habité rue de Milly à Soisy. Il est mort le 29 septembre 1914 à Varennes (Meuse) à 25 ans, des suites des blessures reçues à l’ennemi (certains actes mentionnent toutefois la date du 19 Septembre pour son décès). Il était soldat au 82ème Régiment d’Infanterie *. Depuis le 6 septembre, début de la bataille de la Marne, ce R.I. avait perdu les deux-tiers de son effectif*. Lors de l’avancée française qui avait suivi cette bataille, le régiment avait progressé, du 14 au 18 septembre, aux prix de violents combats, depuis Clermont-en-Argonne jusqu’à Varennes, où sa progression avait été arrêtée par les Allemands. 


Emile Souchet était né à Vitry-aux-Loges (Loiret). Il est mort le 8 Octobre 1914, à 29 ans, à l’hôpital de Thionville (Moselle), des suites des blessures reçues à l’ennemi. Sa sépulture se trouve dans la nécropole nationale de Thionville (n°55). Il appartenait au 331ème R.I. Ce régiment avait, comme bien d’autres, beaucoup souffert depuis le début de la guerre et pendant la bataille de la Marne, et il avait soutenu de violents combats dans le région de Vauquois. Il ne lui restait que le tiers de son effectif, et il avait perdu presque tous ses officiers….Le nom d’Emile Souchet figure également sur le monument aux morts de Saint-Germain-sur-Ecole, où il résidait.

Paul Mollard (Julien, Paul) fut tué à l’ennemi le 11 Novembre 1914, à 35 ans, à Lombaertzyde, en Belgique, à la fin de la bataille de l’Yser. Il était soldat au 12ème RIT (Infanterie Territoriale *). Ce jour là, son régiment fut l’objet d’une violente attaque allemande, accompagnée d’intenses tirs d’artillerie, et dut se replier vers Nieuport, en combattant pied à pied. A la fin de la journée, le régiment avait perdu 765 hommes, tués, blessés, disparus ou faits prisonniers. Il était né à Soisy-sur Ecole ; son nom figure également sur le monument aux morts de Videlles, où il résidait.

Georges Publier fut porté disparu au combat le 10 janvier 1915, à 36 ans, à Crouy, dans l’Aisne. Il était né à Soisy-sur Ecole. Il était soldat au 276ème RI. Le régiment se trouvait en première ligne, et avait organisé la position autour de la Montagne Neuve (« cote 132 »). Deux de ses bataillons* reçoivent l’ordre d’attaquer les lignes allemandes le 10 Janvier, avec d’autres unités. L’attaque est d’abord couronnée de succès, et ils progressent, mais l’artillerie allemande réagit violemment, et sans interruption. Le 12 Janvier, les Allemands contre-attaquent. Les unités françaises doivent reculer. Des deux bataillons, qui étaient au complet le 10 Janvier, soit environ 2000 hommes, il ne reste que 5 officiers et 475 hommes.


Louis Decourbe était né à Fontenay-le-Vicomte, alors en Seine-et-Oise. Il mourut des suites de blessures de guerre, le 24 février 1915, à 25 ans, à Saint-Dizier (Haute-Marne). Il était caporal* au 76ème RI.  Son nom figure également sur le monument aux morts de Milly-la-Forêt. Nous n’avons rien pu trouver sur les circonstances de ses blessures.


Florentin Boutet était né à Soisy-sur-Ecole. Il mourut des suites de blessures de guerre, le 6 Mars 1915, à 24 ans, à l’hôpital temporaire de Zuidcoote (Nord). Il était né à Soisy-sur-Ecole, et appartenait au 1er Régiment de Zouaves*. Nous n’avons rien pu trouver sur les circonstances de ses blessures, si ce n’est que depuis les premiers jours de Février 1915, son régiment occupait un secteur en avant de Nieuport-Bains, face à la Grande Dune, la gauche appuyée à la mer. Il y livra d’incessants combats, dans des conditions particulièrement défavorables, sans tranchées ni abris dignes de ce nom, du fait de la nature des sols. Les Allemands, occupant le sommet de la Grande Dune, dominaient tout le secteur, épiaient et ciblaient le moindre mouvement ; les communications avec l’arrière, et le ravitaillement, étaient donc très précaires et ne pouvaient se faire que de nuit. Sa sépulture se trouve dans la rangée des tombes militaires du cimetière de Soisy-sur-Ecole.


René Conter était né à Menan, dans la Nièvre. Il fut tué sur le champ de bataille à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de Calais), le 9 Mai 2015, à 20 ans, au début de la « bataille d’Artois », qui commença ce jour là par une importante offensive française en direction de Douai, après une préparation d’artillerie de 6 jours. Il était sergent* au 26ème RI.
La 10ème armée, à laquelle appartenait le régiment, reçut l’ordre d’attaquer. Le régiment a pour premiers objectifs le lieu dit « Le Labyrinthe », puis le village de Thélus, le hameau des Tilleuls, ainsi qu’un télégraphe détruit, de part et d’autre de la grand-route de Béthune. Après une intense préparation d’artillerie, la première vague d’assaut sort des tranchées et s’élance à 10 heures. Mais la préparation d’artillerie n’a pas eu tout l’effet escompté, comme cela fut assez souvent le cas, des deux côtés d’ailleurs.  Les mitrailleuses allemandes, que l’on espérait, à tort, avoir anéanties, fauchent la vague d’assaut. Les vagues suivantes subissent également de lourdes pertes et ne progressent pas significativement. A la fin de la journée, le régiment a perdu 750 hommes tués ou blessés.

Le corps de René Conter était resté sur le terrain, du fait des combats, qui se poursuivirent les jours suivants. Son décès fut donc enregistré par un lieutenant* du régiment, sur la foi de la déclaration de deux de ses camarades qui en avaient été témoins. Ce régiment fut cité* six fois à l’ordre de l’armée pendant la guerre ; à ce titre son drapeau fut décoré* de la Légion d’Honneur.

Gilbert Vivier était né à Chauvigny, dans l’Allier. Il fut tué le 13 Juillet 1915, à 35 ans, dans l’Argonne (Meuse) au lieu dit « côte 285 », au Ravin des Meurissons. Il appartenait au 66ème Bataillon de Chasseurs à Pied*. Depuis la veille, les Allemands menaient une offensive en Argonne. Le bataillon est dirigé vers le front. Il quitte Clermont-en -Argonne à 5h15 le matin, et marche vers le lieu dit « Maison forestière. A 8 h, à 600 m de son but, il est bloqué par des tirs d’obus à gaz, et se détourne alors vers le carrefour de Rouchant. A midi, le bataillon reçoit l’ordre de reprendre la « Cote 285 », une hauteur que les Allemands viennent d’enlever, au lieu dit « La Haute Chevauchée ». Il s’avance, toujours sous les obus asphyxiants, sur un terrain accidenté et broussailleux, et à partir du ravin de Cheppes il est pris sous les tirs ennemis. Le  commandant fait alors sonner la charge, et les hommes s’élancent au pas de courses pour un parcours de 800 m, toujours sous le feu ennemi. Le bataillon réussit à reprendre la « cote 285 », mais il a perdu 120 hommes tués ou blessés.
Gilbert Vivier fut inhumé sur place. Il était marié, et avait une fille, née quelques semaines auparavant, qui fut « Adoptée par la Nation ».


Fernand Chapuis était né à Soisy-sur-Ecole. Il fut porté disparu à la « côte 262 », en forêt d’Argonne (Meuse), à 19 ans, le 13 Juillet 1915, le même jour et dans les mêmes circonstances que Gilbert Vivier. Il était soldat au 4ème RI. Son régiment avait combattu ce jour-là non loin du bataillon auquel appartenait Gilbert Vivier, et avait même rejoint cette unité en fin de journée. Ce régiment occupait les pentes de la « cote 263 » (ou « 262 » selon les documents), les Allemands en contrôlaient le point culminant. A partir de 3h30 du matin, il subit un violent bombardement, avec aussi des obus toxiques. A 7h, les Allemands attaquent, et de violents combats se succèdent toute la journée, et les jours suivants. Du 13 au 20 Juillet, le régiment aura perdu 1367 tués, blessés, disparus ou faits prisonniers. Le décès de Fernand Chapuis ne fut officiellement constaté que le 1er Février1921 par le Tribunal d’Etampes.



Gaston Silvain était né à Soisy-sur-Ecole. Il fut tué à l’ennemi le 25 Septembre 1915, à 28 ans, à Souain (Marne), à 1 km au Nord de la ferme des Wacques. Il était sergent au 67ème RI. Le constat de son décès fut dressé au lieu dit du Bois-Sabot, le 2 Octobre suivant, par un lieutenant du régiment, sur la déclaration de deux de ses camarades qui en avaient été témoins. Le Haut-Commandement français avait soigneusement préparé une offensive d’envergure, sur un front d’une trentaine de km, en Champagne, et dans ce but, il avait rassemblé dans ce secteur presque un demi-million d’hommes et  800 canons lourds. Le régiment  doit  prendre part à l’offensive. La bataille débute par une préparation d’artillerie de 3 jours. Le 24 Septembre, le 67ème RI quitte le camp de la Noblette et va s’installer en position d’attente dans d’anciennes carrières au Nord de Suippes. Le 25 Septembre, sous une pluie parfois torrentielle qui va persister pendant quatre jours, il marche vers la ferme des Wacques et vers Souzin, où il passe « l’Ain » (petite rivière,  affluent de la Suippe, dans la Marne) à 13 h, et à partir de ce moment-là il est soumis à des tirs incessants d’artillerie et d’infanterie. Le régiment progressera encore un peu les jours suivants, mais l’offensive française sera brisée sur la seconde ligne de défense allemande, après l’arrivée de renforts allemands. Pour un gain de 3 à 4 km, l’armée française aura perdu en ces quelques jours 28.000 tués, 98.000 blessés, 53.000 prisonniers ou disparus, soit près de 180.000 hommes.


Damien Lebeau, du 23ème RIC (infanterie coloniale*), était né à Dannemois. Il fut tué à l’ennemi (un document mentionne « par suite de blessures d’armes à feu »), le 25 Septembre 1915, à 30 ans, à Massiges (Marne), le même jour que Gaston Silvain et lors de la même offensive. Son décès fut enregistré par un lieutenant du régiment, sur la déclaration de deux de ses camarades qui en avaient été témoins. Sa sépulture se trouve dans la Nécropole Nationale « Pont-de-Marson », à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne), tombe n° 4503.
Dans la nuit du 24 au 25 Septembre, le régiment prend ses emplacements pour l’attaque, qui est déclenchée le 25 à 9h15. Son objectif est la « cote 191 » au lieu dit « la main de Massiges. ». Il est immédiatement pris sous des feux intenses d’infanterie et d’artillerie, et subit des pertes considérables. Par endroits le combat continue au corps à corps, une fois les munitions épuisées. Les contre-attaques allemandes sont repoussées avec difficulté, et ce qui reste du régiment, à peine l’équivalent de deux bataillons, profite de la nuit pour réorganiser sa position.


Marie Hulot (Marie Joseph Gabriel) était sous-lieutenant* au 152ème RI. Il fut tué à l’ennemi le 22 décembre 1915, à 40 ans, à l’Hartmannweillerkopff (alors situé en Allemagne, aujourd’hui dans le Haut-Rhin, non loin de Thann). Il s’agit d’un éperon rocheux de la ligne de crête des Vosges. Français et Allemands se sont disputés avec acharnement cette position stratégique à de nombreuses reprises, surtout en 1915, car elle domine une large partie de la plaine d’Alsace. Les soldats français avaient surnommé ce lieu « le Vieil Armand », le nom allemand étant trop difficile à prononcer, et c’est sous ce surnom qu’il est resté célèbre.
La veille, le régiment avait participé à une attaque et réussi à occuper une position dans les lignes allemandes, faisant 700 prisonniers. Mais le 22 décembre, lors de la contre-attaque allemande, le régiment se trouva isolé des lignes françaises, avec ses lignes de communications coupées ; il fut fragmenté en petites unités, qui furent écrasées par l’artillerie ennemie, isolées et débordées. Dans ces combats, les pertes du régiment s’élevèrent à 1998 tués, blessés, disparus ou prisonniers, soit la quasi-totalité de son effectif.
Le régiment fut cité sept fois à l’ordre de l’armée pendant la guerre ; à ce titre son drapeau fut décoré de la Légion d’Honneur.
Il ne nous a pas été possible de déterminer le lien du sous-lieutenant Hulot avec Soisy ; il était né dans les Ardennes, et son acte de décès fut transcrit à Argentan, dans l’Indre. Si l’on examine de près les inscriptions sur le monument aux morts, on se rend d’ailleurs compte que son nom a été ajouté « a posteriori », à l’emplacement  disponible en début de liste ; on voit d’ailleurs qu’il ne figure pas sur les plus anciennes photographies du monument.

Albert Contard était né à Soisy-sur-Ecole. Il mourut le 1er Janvier 1916, à 31 ans, dans l’établissement dit « Hôpital Hospice mixte n° 235 » à Saint-Denis (aujourd’hui en Seine-Saint-Denis), d’une maladie contractée sous les drapeaux. Il était soldat au 231ème Régiment d’Infanterie.

Léon Fondanesches était né à Soisy-sur-Ecole. Il fut « tué à l’ennemi, par éclat d’obus » à 24 ans, le 23 Février 1916, au troisième jour de la bataille de Verdun. Il appartenait au 165ème Régiment d’Infanterie.
Les Allemands avaient réussi, les mois précédents, à grouper assez discrètement, sur 30 km de front, en demi-cercle au Nord de Verdun, près de 400.000 hommes et une artillerie considérable (1225 pièces, dont beaucoup de canons lourds), dans un secteur jusqu’alors plutôt calme. Le haut-commandement français réagit, tardivement, et entreprend de renforcer le secteur, mais il est pris de court. Le 21 Février, à 7h15, l’artillerie allemande se déchaine brusquement et fait pleuvoir en deux jours deux millions d’obus sur les positions françaises, qui ne peuvent  leur opposer que 271 pièces d’artillerie, dont la moitié sont désuètes, et dont beaucoup d’ailleurs seront rapidement détruites. Sur les 6 km, puis les 12 km de front où va se concentrer la première attaque, sur la rive droite de la Meuse, les  Français vont tenter de résister, à un contre trois. Ceux qui ont survécu au déluge d’artillerie se défendent farouchement ; ils ne peuvent que reculer pied à pied, jusqu’à ce que les renforts expédiés en hâte permettent de ralentir cette attaque initiale. La bataille de Verdun commence…
Dans son secteur, qui couvrait la lisière du bois des Caures, la côte 344 et la ferme de Mormont, à une dizaine de km au Nord de Verdun, le 165ème RI parvient même à tenter une contre-attaque, sans succès. Lorsque le régiment fut relevé, après trois jours et trois nuits de combats incessants, il avait perdu 30 officiers, dont son colonel* (tué), 119 sous officiers et 1337 hommes de troupe blessés, tués, disparus ou prisonniers…Le régiment fut cité à l’ordre de l’armée, et la croix de guerre* fut décernée à son drapeau.
Le décès de Léon Fondanesche fut enregistré deux jours après, par un lieutenant du régiment, sur la foi de la déclaration de deux de ses camarades qui en avaient été témoins.

Henri Laplace était né à Soisy-sur-Ecole. Il fut tué le 15 Mars 1916, à 26 ans, à Nieuport, en Belgique. Il était caporal au 4ème Régiment de marche des Zouaves *. Le secteur avait été auparavant le théâtre de combats acharnés (c’est dans ce même secteur que Paul Mollard avait été tué en Novembre 1914), mais en ce début de Mars 1916, il était redevenu « calme », voire « très calme ». Le 15, cependant, la journée débuta par un échange de tirs d’artillerie, qui se poursuivirent violemment toute la journée, pendant lesquels Henri Laplace trouva la mort. Il fut cité à l’ordre du régiment, en ces termes : « Caporal plein de bravoure et de dévouement ; est tombé mortellement frappé à son poste de combat le 15 Mars 1916, au cours d’un très violent bombardement. » La situation redevint calme après cette journée…
Le régiment fut cité sept fois à l’ordre de l’armée pendant la guerre ; à ce titre son drapeau fut décoré de la Légion d’Honneur.
Incidemment, mentionnons qu’un camp d’instruction fut installé à Milly-la-Forêt pour les 1er et 4ème régiments de zouaves, de Juillet 1915 à 1919.


Maurice Sauriot  était né à Saint-Germain-Sur-Ecole.  Il était soldat au 208ème Régiment d’Infanterie. Il mourut des suites de blessures de guerre, le 18 Août 1917, à 20 ans, à Bisxschoote (Belgique). Son régiment avait reçu l’ordre de participer à une attaque, le 16 Août, après une violente préparation d’artillerie. Après quatre jours de combats intenses, le régiment fut relevé de première ligne le 20 Août, et replié vers l’arrière le 21. Sa sépulture se trouve dans la rangée des tombes militaires du cimetière de Soisy-sur-Ecole.


Henri Petit fut tué à l’ennemi le 14 Février 1918, à 31 ans, dans le secteur de Luau-Pfetterhauen (alors en Allemagne, aujourd’hui Haut-Rhin). Il appartenait au 346ème Régiment d’Infanterie ; selon certains renseignements communiqués par une Soiséenne, il était l’un des fils des fermiers du domaine des Réaux, et il était prêtre. Pour cette journée du 14 Février 1918, le journal de son régiment mentionne : « Les Allemands exécutent un tir violent d’obus de gros calibre sur les G.C. 16 et 17 (?) non suivi d’attaque d’infanterie ». Les pertes sont de deux tués (dont Henri Petit) et 4 blessés…Son nom figure également sur le Monument aux Morts de Milly-la Forêt, où il était né.


Eugène Guerton était né à Saclay. Il fut blessé et fait prisonnier, et mourut en captivité le 30 Janvier 1918, à 43 ans, des suites de ses blessures, dans le « Lazaret » (l’infirmerie) du camp de prisonniers de guerre de Sprottau (alors en Allemagne, aujourd’hui Szprotawa en Pologne). Son acte de décès fut établi par le médecin-chef allemand du camp. Il était caporal au 3ème Bataillon de Chasseurs à pied. On ignore quand et dans quelles circonstances il fut blessé et capturé. Le camp de Sprottau était réputé pour la dureté des conditions de vie des prisonniers. Sa sépulture se trouve à Sarrebourg (Moselle), dans la Nécropole Nationale « Prisonniers de guerre 1914-1918 », tombe n°8624.


Jules Fondanesches était né à Soisy-sur-Ecole. Il mourut à 28 ans, le 2 Mars 1918, des suites de blessures de guerre, à «l’hôpital / hospice mixte » de Coulommiers (Seine et Marne). Il appartenait au Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc *. Ce régiment fut l‘un des plus souvent cités à l’ordre de l’armée lors de la guerre (10 citations), et fut à ce titre décoré de la double fourragère * (Croix de guerre et Légion d’honneur) ; c’est en outre l’un des quatre régiments d’infanterie dont le drapeau fut décoré à la fois de la Médaille militaire* et de Légion d’honneur. On ignore quand et dans quelles circonstances il fut blessé. Sa sépulture se trouve dans la rangée des tombes militaires du cimetière de Soisy-sur-Ecole. Il avait un fils, né en 1914, qui fut « Adopté par la Nation ».


Auguste  Godin était né à Milly. Il mourut à 41 ans, le 18 Mars 1918, des suites de blessures de guerre, dans « l’ambulance militaire 13/12» à Vérone (Italie). Il appartenait au 4ème Régiment du Génie*. On ignore quand et dans quelles circonstances il fut blessé. A l’automne 1917, les armées italiennes avaient été mises en grande difficulté dans le Frioul par les armées autrichiennes renforcées par une armée allemande. La France et l’Angleterre avaient alors envoyé en hâte des troupes pour secourir les Italiens et les aider à stabiliser leur front.


Maurice Maisse était né à Perthes. Il fut porté disparu à Locre (Belgique), le 3 Mai 1918, à 19 ans. Il était soldat au 146ème Régiment d’Infanterie. Son régiment était cantonné dans quelques fermes autour du Droogland à quatre kilomètres au sud-ouest d’Houtkerque (Nord). Le 25 Avril 1918, on apprend que, non loin de là, les Allemands viennent de s’emparer du mont Kemmel, éminence stratégique qui domine la province de Flandre Occidentale, en Belgique. On craint que les Anglais, qui tiennent ce secteur-là, ne puissent empêcher les Allemands de déboucher de cette position jusqu’à la mer, et ainsi couper les alliés de l’extrémité Nord du front.
La 39ème division *, à laquelle appartient le régiment, est envoyée en renfort en toute hâte. Le régiment va participer à des combats d’une violence extrême jusqu’à sa relève, dans la nuit du 4 au 5 Mai. Ces combats valurent au régiment sa 4ème citation à l’ordre de l’armée. On peut lire dans l’Historique du régiment, à propos des combats du 19 Avril : « Dans cette mêlée furieuse, les jeunes soldats de la classe 1918 qui voient le feu pour la première fois, subissent l’exaltation du succès et se montrent parmi les plus ardents ».
La « classe 1918 »* était celle de Maurice Maisse. Son décès ne fut officiellement constaté que le 1er Décembre 2018, après l’armistice. Sa sépulture se trouve dans la rangée des tombes militaires du cimetière de Soisy-sur-Ecole.


Désiré Taillard était né à Soisy-sur-Ecole. Il appartenait au 15ème  Régiment d’Infanterie. Il fut fait prisonnier (on ignore quand et dans quelles circonstances), et mourut d’une maladie contractée en captivité, à 38 ans, le 29 Septembre 1918, dans le camp de prisonniers d’Ingolstadt (Allemagne).


Léon Larivière : on sait, grâce à l’inscription sur sa sépulture qui se trouve dans la rangée des tombes militaires du cimetière de Soisy-sur-Ecole, qu’il mourut le 30 Septembre 1918, à 22 ans. Il était d’origine belge, avait vécu en Belgique, dans la région  de Mons, et avait de la famille à Soisy-sur-Ecole. D’après le site « Belgian War Dead Register », il appartenait à l’armée belge et mourut à Zarren, en Belgique, à une vingtaine de km au sud-est de Nieuport, et une vingtaine de km au nord d’Ypres. Il pourrait avoir appartenu au 14ème régiment de ligne belge, qui combattait dans ce secteur à la période considérée. Nous n’avons pu trouver aucun autre renseignement à son sujet.


Armand Collin était né à Sainte-Sabine (Côte d’Or), et était domicilié à Soisy-sur-Ecole. Il mourut le 6 Octobre 1918, à 18 ans, à l’hôpital Buffon à Paris, d’une maladie contractée sous les drapeaux. Il était matelot au 1er Dépôt* des équipages de la flotte à Cherbourg (Manche). Sa fiche de décès porte la mention « broncho-pneumonie, grippe », ce qui conduit à penser qu’il fut victime de l’épidémie dite de « grippe espagnole »*.


Alcide Massias mourut à 38 ans, le 5 Novembre 1918, des suites de blessures de guerre, à « l’hôpital d’évacuation 37/1 » de Staden (dans les Flandres, en Belgique). Il appartenait au 168ème  Régiment d’Infanterie. On ignore quand et dans quelles circonstances il fut blessé ; ce fut vraisemblablement lors de l’offensive générale des Alliés, qui progressaient à peu près partout ; cette offensive fut interrompue quelques jours après par l’armistice du 11 Novembre. Son nom figure également sur le monument aux morts de Mondeville, où il était né.


Louis Ballet était né à Saint-Julien-Puy-Lavèze, (Puy-de-Dôme). Il mourut à 39 ans, plusieurs années après la guerre, le 28 Février 1925, des suites de blessures de guerre. On ignore quand et dans quelles circonstances il avait été blessé (peut-être intoxiqué par les obus à gaz, comme tant de ses camarades qui moururent dans les années qui suivirent l’armistice). Dans les années d’après guerre, il tenait un café rue Saint-Spire. Sa sépulture se trouve dans la rangée des tombes militaires du cimetière de Soisy-sur-Ecole. Il laissait une fille qui fut « adoptée par la nation. Il fut déclaré Mort pour la France par décision (n° 004 du 23/04/1991) du Secrétaire d’Etat aux anciens combattants.


Les deux noms qui suivent ne sont pas inscrits sur notre monument aux morts, mais figurent sur une plaque dans l’église :
P. Guignard
A. Lacombe

Nous n’avons pu trouver aucune information à leur sujet.

Claude ALARD
Conseiller municipal
Le 5 octobre 2018


Renvois *

*Le Régiment : les soldats, outre leur propre matricule, sont caractérisés par leur appartenance à un régiment, dont numéro figure d’ailleurs sur le revers du col des uniformes. Les régiments d’infanterie (R.I.) constituent, et de loin, la plus grande partie de l’armée en 1914-1918, et les soldats d’origine rurale y sont le plus souvent incorporés. Ce fut le cas d’au moins 23 des 26 morts de Soisy-sur-Ecole.


*L’effectif théorique d’un R.I. d’active en Août 1914, après la mobilisation, est d’environ 120 officiers et 3.250 sous-officiers et hommes de troupe, répartis le plus souvent en trois bataillons d’un millier d’hommes chacun. L’effectif réel de ces régiments diminuera fortement dans le cours de la guerre, pour des raisons tenant à la tactique, à l’évolution de l’armement, et aux pertes, et ramené à 2000 hommes environ.

*Grades : voici quelques précisions très succinctes (et donc très incomplètes !) sur les quelques grades mentionnés dans les cas individuels ci-dessus:
-le caporal, et le caporal-chef, sont des hommes de troupe qui dirigent une escouade (une quinzaine d’hommes).
-le sergent est un sous-officier qui dirige une demi-section (deux escouades) et seconde le chef de section.
-le sous-lieutenant, et le lieutenant, sont des officiers chefs de section (une section : une soixantaine d’hommes).
-le colonel est un officier supérieur qui commande le régiment.

*Le Bataillon de Chasseurs à Pied (B.C.P.) ; Il s’agit d’un bataillon d’infanterie autonome, non rattaché à un régiment. Son effectif théorique est de l’ordre de 1500 hommes en 1914, au début de la guerre ; l’effectif réel est ramené jusqu’à 600 environ par la suite. Plus aisés à manœuvrer, les  bataillons de Chasseurs agissent souvent en tirailleurs, en avant des RI.
Suivi : le régiment (ou le bataillon de chasseurs) assure le suivi militaire et administratif de ses hommes ; et notamment il tient, sauf impossibilité, le décompte quotidien de son effectif et de ses pertes, et il constate les décès, qui seront ensuite retranscrits par les mairies.

*Les « Zouaves » : en 1914, il s’agit de régiments d’infanterie composés de soldats issus de la métropole. En temps normal, les zouaves étaient basés en Afrique du Nord.
*L’« Infanterie Coloniale » : en 1914, ce sont également des régiments composés de soldats issus de la métropole. Il s’agissait d’anciens régiments d’Infanterie de Marine, passés en 1900 du ministère de la Marine à celui de la Guerre. Ils étaient cantonnés en temps normal en France, destinés à intervenir en différents points du globe selon les besoins.
Lors des deux guerres, la plupart des régiments de zouaves et d’infanterie coloniale participèrent aux combats en métropole.


*La Division : sans rentrer dans le détail, mentionnons qu’en 1914-1918, sur le terrain, l’unité tactique est usuellement la division, le plus souvent une division d’infanterie (environ15.000 hommes). Elle comporte plusieurs brigades,  elles-mêmes composées en général de deux régiments d’infanterie. La division est souvent accompagnée d’un bataillon de chasseurs, et dispose en outre d’unités d’artillerie, de génie, etc..
Pendant la Grande Guerre, lorsqu’une division monte en ligne dans un secteur réputé « calme », elle doit« tenir » un front d’une dizaine de km ; elle est échelonnée « en profondeur » sur plusieurs positions successives. En revanche, lorsque les états-majors prévoient de grandes offensives, ils rassemblent sur un front de 20 ou 30  km plusieurs centaines de milliers d’hommes, appuyés par des centaines, voire des milliers de canons.

*L’infanterie, en 1914 : pour simplifier, on peut dire que le fantassin est caractérisé par le fait qu’il combat à l’arme individuelle (fusil et baïonnette, grenade…) ; certaines sections sont munies d’armes semi-collectives (mitrailleuses, mortiers de tranchée…). Il combat à courte distance, parfois au corps à corps. Les premières lignes ennemies sont proches : entre quelques dizaines et quelques centaines de mètres, selon les endroits. C’est l’infanterie qui a subi les plus lourdes pertes à proportion des effectifs engagés ; plus des deux tiers des pertes seront dues aux effets de l’artillerie ennemie.

*Le génie : c’est une arme technique, où l’on trouve en 1914 de nombreuses spécialités, telles que : les sapes, l’utilisation des explosifs, les ponts provisoires, la construction de fortifications, l’aménagement des zones du front, etc…Les hommes du génie se retrouvent souvent à combattre aux côtés de leurs camarades de l’infanterie.
*Un « dépôt des équipages», dans la Marine, est l’équivalent d’un casernement dans l’Armée de terre. Cela désigne les lieux où séjournent les marins en attente d'affectation. Il y en a un par région maritime.

*La « classe » : au début du XXème siècle, en temps de paix, les jeunes gens étaient appelés au service militaire en Octobre, l’année de leurs 20 ans (hors cas particuliers : engagés volontaires, sursitaires, réformés…). Ainsi, par exemple, la « classe 1914 » comprenait les jeunes hommes nés en 1894, et aurait dû être incorporée en Octobre 1914. Elle fut en fait appelée dès le début de la guerre, en Août. Par la suite, les pertes furent telles que l’on appela systématiquement les classes de façon de plus en plus anticipée : jusqu’à plus d'un an et demi d'avance pour les classes 1916 à 1919. Ainsi, au lieu d'avoir 20 ans, les recrues n'avaient que 18 ou 19 ans au moment de leur incorporation ; elles recevaient une instruction militaire rapide avant d’être envoyées au combat, amalgamées à des soldats plus aguerris.

*Citations et décorations : elles sont soit individuelles, soit collectives. Elles récompensent une bravoure, un fait d’armes exceptionnels. Une citation entraine l’attribution de la Croix de guerre, créée en 1915. Plusieurs citations peuvent conduire à l’attribution de la Médaille Militaire (créée en 1852), voire de la Légion d’Honneur (créée en 1802).
Si la distinction est collective, c’est l’unité dans son ensemble qui est citée, et ce sera son drapeau (pour un régiment), ou son fanion (pour un BCP), qui sera décoré et portera la fourragère correspondant à la décoration reçue. La fourragère est une cordelette tressée, fixée sur l’épaule gauche de l’uniforme, (à titre individuel) ou au sommet de la hampe du drapeau (à titre collectif). Elle est caractéristique de la décoration reçue. Nous n’avons malheureusement pas retrouvé d’indications concernant les citations et décorations que les « Morts pour la France » de Soisy-sur-Ecole ont reçues à titre individuel, à l’exception de Henri Laplace.


Effectifs engagés et pertes:


Les effectifs engagés : le 1er Août 1914, au début de la guerre, 880 000 hommes étaient alors au service militaire (classes 1911, 1912, 1913). Après la mobilisation, ce nombre monte à  3.800.000, et au total, pendant le cours de la guerre, ce nombre s’élèvera à 8.200.000 (dont 8.000.000 environ pour la France métropolitaine, au regard d’une population masculine d’environ 19.500.000 hommes). En ce qui concerne les hommes de troupe, seuls les hommes jusqu’à 34 ans étaient en principe versés dans les unités combattantes (« active » ou « réserve d ‘active »). Ceux de 35 à 48 ans étaient versés dans des unités non combattantes (« territoriale » et « réserve de territoriale »), affectés aux dépôts, gardes des voies ferrées et des sites sensibles, entretien des routes d’usage militaire, etc... Mais il arriva que des unités « territoriales » participent aux combats.

Les pertes militaires : à la fin de la guerre, les pertes s’élèveront pour l’armée française à environ 1.330.000 morts (y compris ceux portés « disparus »). D’autres décéderont dans les années suivantes des suites de leurs blessures, en particulier parmi ceux qui avaient été gazés. Cela représente une moyenne de l’ordre de 900 tués par jour de guerre, mais cette notion de moyenne traduit mal la violence de certains combats : pour la seule journée du 22 Août 1914, les armées françaises eurent plus de 27.000 tués. Ce fut sans doute le jour le plus meurtrier de toute leur histoire, toutes guerres confondues…


Les « disparus » : plus de 300 000 soldats français ont été portés disparus et, pour  le plus grand nombre, leurs corps n’ont jamais été retrouvés ou identifiés. Ce sont le plus souvent des décisions judiciaires, intervenues après 1918, qui ont officialisé au cas par cas le décès des soldats disparus. Plus de 670.000  corps de soldats, toutes nationalités confondues, seraient encore non retrouvés, ou auraient été enterrés anonymement, sur les champs de bataille en France. A lui seul, l’ossuaire de Douaumont, près de Verdun, abrite les restes de 130.000 morts inconnus, Français et Allemands.

Outre les morts, la France compta environ 3.000.000 de blessés, dont 700.000 mutilés.

Au total moins d’un soldat sur deux est revenu indemne de cette guerre, et bien moins encore si l’on considère seulement ceux qui ont servi dans les unités combattantes.
Les pertes civiles : on estime que 300.000 civils moururent en  France du fait de la Grande-Guerre, surtout de malnutrition, principalement dans les régions du Nord et de l’Est où, pendant quatre ans, l’ennemi occupa totalement ou partiellement une dizaine de départements, et préleva sur place l’essentiel des ressources et de la main-d’œuvre dont il avait besoin. Les réquisitions étaient diverses mais visaient le plus souvent la quasi-totalité de la production agricole ou industrielle.  

D’autre part il y eut la terrible épidémie qui ravagea le monde entier en 1918-1919, et que l’on appela la « grippe espagnole » (parce que l’Espagne, restée neutre, et ne pratiquant donc pas la censure militaire, fut un des rares pays, si ce n’est le seul, à en décrire alors ouvertement les effets et les ravages). On estime qu’elle fit en France plus de 200.000 morts, tant civils que militaires, et entre 50 et 100 millions de morts pour le monde entier, ce qui en ferait la pandémie la plus mortelle de l’histoire, avant même la peste noire.


Sources et remerciements:
Le site internet « Mémoire des Hommes » du Ministère des Armées est la principale des sources disponibles. Il permet d’accéder aux fiches individuelles des soldats décédés, ainsi qu’aux « J.M.O. » (Journaux de Marche et Opérations, que devait tenir chaque unité engagée dans la 1ère guerre mondiale), du moins lorsque ces JMO ont subsisté.
D’autre part, la plupart des régiments ont fait l’objet d’ « Historiques » qui retracent leur histoire et leurs combats avec plus ou moins de détails. Ces « Historiques » sont pour la plupart accessibles sur internet. En combinant le tout, on peut arriver (mais pas toujours) à retrouver les combats dans lesquels tel ou tel soldat fut tué ou blessé.
Les nombreux thèmes proposés par Wikipedia offrent une documentation extrêmement riche sur les deux guerres mondiales, l’organisation des armées, les unités engagées dans les combats, et souvent le détail de ces combats.

Le site « Horizon 14-18 » donne des renseignements très précis sur la structure des différentes unités militaires.

Le site « memorialGenWeb » donne accès à des millions de fiches individuelles de victimes civiles et militaires.

Il ne s’agit que de quelques exemples, car nombreux sont les sites internet qui abordent ces périodes tragiques de notre histoire…

La Grande Guerre a fait l’objet de milliers de livres excellents. S’il fallait n’en citer qu’un seul, sur le calvaire des« Poilus », ce serait peut-être : « Verdun - la plus grande bataille de l'histoire racontée par les survivants », de Jacques-Henri Lefbvre (Editions du Mémorial). Les témoignages directs de ceux qui ont vécu cet enfer sont saisissants, et irremplaçables.

Pour finir, nous remercions vivement les habitants de Soisy-sur-Ecole qui ont bien voulu nous faire part des renseignements, familiaux ou autres, dont ils disposaient, ainsi que Mme Marie-Noëlle Marmier, qui nous a communiqué les résultats de ses propres recherches.

Les informations que nous avons recueillies ne sont d’ailleurs pas exhaustives, et nous remercions par avance toutes les personnes qui nous permettront de compléter cet hommage que nous avons souhaité rendre à nos Morts pour la France.